La fête est finie

Cette fois, le festin électoral est fini. Les abstentions ont sonné la fin de cette « récréation », elles défient le Pouvoir et le Régime finissant. Ce sont 67% des électeurs qui se sont abstenus ou voté blanc-nul.  Une fois n’est pas coutume, nous ne contredirons pas Mélenchon lorsqu’il décrit les abstentions comme une « grève générale civique » et parle « d’abstentions offensives ». C’est ce que nous répétons depuis des années.

Grève générale du vote

Ce sont les abstentions qui ont éliminé El Khomri, Marisol Touraine et fait perdre la tête à Cambadélis (il cesse d’être le premier secrétaire du PS) et qui ont manqué de peu d’éliminer Valls dont l’élection va très probablement être contestée – et qui sait – annulée. De Gaulle dirait sans doute de LREM que c’est un regroupement de circonstance ou de rencontre. L’exact contraire d’un « renouvellement » de l’élite politique de ce pays. L’exact contraire d’une recomposition.

Les medias aux ordres continuent à marteler avec toutes sortes de superlatifs que nous vivons un renouveau incroyable. Elles ont comparé Macron à Jupiter (l’Express) et chanté « Macron envoûte-t-il les français ? » (L’Obs). Ces medias jouent le rôle qui était dévolu à Raspoutine quand le régime tsariste des Russies était à bout. Les commentateurs sont les charlatans de notre siècle. Ils croient à la fable qu’ils racontent, ils croient en leur pouvoir de « faiseur d’opinion » et répètent sur tous les tons la même chose. Un régime qui perd la tête doit nécessairement se voiler la face.

Ni loi El Khomri, ni Ordonnances Macron

A présent, l’affaire des ordonnances est dans toutes les têtes. Dans cette soirée électorale, un sondage tombe : 58% des français ne veulent pas de réforme par ordonnances. Les sondeurs ne se hasardent pas à demander qui est pour ou contre la réforme proprement dite. Pourtant, même sous cette forme, les plateaux télés accueillent ce sondage comme un mauvais présage. Un porte-parole de LREM qui est forcément un illustre inconnu et patron de PME a trouvé la parade : ce n’est plus « moi ou le chaos » comme disait de Gaulle quand il était sur la sellette mais « les Ordonnances ou le Chômage », « ceux qui sont contre les ordonnances sont pour le chômage ». Mélenchon a trouvé une autre parade : « faisons un referendum sur ce projet de réforme ». Consulter le peuple tout entier sur une question qui ne regarde que les salariés ? Pas question !

Notre position est : Tous les moyens ne sont pas bons ! Le seul moyen, c’est Le front du refus uni des salariés, des jeunes et de leurs organisations autour d’une revendication claire, nette et bien ciblée : ni loi El Khomri 1, ni Loi El Khomri 2, ni amendable, ni négociable, abrogation totale et retrait total du projet d’Ordonnance Macron-Philippe. Arrêt total de la réforme du Code du travail et du droit du travail.

Le 19 juin 2017

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